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Le médiateur de la République

Un médiateur est une personne, physique ou morale, qui intervient pour faciliter une communication, une relation, la transmission d'une doléance, le transfert d'un savoir ou d'une connaissance. Ces différents champs de l'intervention de cet intermédiaire relationnel, entre des personnes mêmes (impliquant des personnes morales) ou des personnes et des choses, impliquent chez le médiateur des compétences en communication (diplomatie et pédagogie, entre autres) et, notamment pour les relations directes, plus spécifiquement en rhétorique. Ces compétences constituent un ensemble de savoir-faire transversaux que nous retrouvons, avec plus ou moins de nuances, dans toutes les formes de médiation.

En matière conflictuelle, un médiateur est généralement identifié comme étant sans pouvoir d'influence et de décision. Il reste cependant que la relation à l'autorité fait parfois l'objet de discussion. Toutefois, il est clair que si le médiateur ne saurait avoir une autorité sur le fond, c'est à lui que revient l'autorité sur le déroulement de la médiation et sur la forme des débats. Non magistral, il doit plutôt s'inspirer des compétences pédagogiques d'accompagnement.

Le médiateur de la République est une autorité indépendante créée par la loi n° 73-6 du 3 janvier 1973.

Il est nommé pour 6 ans par décret en Conseil des Ministres. Son mandat n'est pas renouvelable.

 

Sa force vient du fait qu’il est libéré de toute procédure pour dénoncer l’illégalité ou l’inefficacité de l’administration. Il n’a pas de pouvoir de sanction ; il peut seulement recommander une solution appropriée au cas précis.Il dispose de pouvoirs d’instructions. Il peut aussi, bien qu’il ne l’ait jamais fait, saisir le parquet. Enfin avec ces informations collectées, il peut proposer des réformes globales.

Il n’a pas le pouvoir d'intervenir dans une procédure engagée devant un tribunal ou de remettre en cause le bien-fondé d'une décision rendue par un tribunal.

Toutefois, s’il ne parvient pas à une solution acceptée avec l’Administration, il dispose de pouvoirs particuliers :

  • un pouvoir disciplinaire de substitution : il peut engager une procédure disciplinaire à l’encontre d’un agent manifestement fautif si l’autorité compétente refuse de le sanctionner.
  • un pouvoir d’injonction : il peut, « en cas d’inexécution d’une décision de justice », obliger l’Administration à s’y conformer dans un délai qu’il fixe. Si cette injonction n’est pas suivie d’effet, l’inexécution de la décision de justice peut faire l’objet d’un rapport spécial, publié au Journal Officiel.
  • un pouvoir d’enquête : Les ministres et toutes les autorités publiques doivent faciliter la tâche du Médiateur de la République et leur concours peut s’avérer précieux dans des domaines complexes et sensibles : il peut, par exemple, demander à la Cour des Comptes d’ouvrir des enquêtes et de fournir une expertise technique.
  • un pouvoir de réforme : Le Médiateur a la possibilité de demander la modification de la loi ou du règlement par une proposition de réforme, au-delà des cas individuels qui lui sont soumis, afin d’améliorer le fonctionnement de l’administration ou empêcher les situations injustes de se reproduire.

Tous ces pouvoirs sont les garants de l’indépendance et de l’efficacité de l’action du médiateur de la République.

Le médiateur reçoit les réclamations qui naissent entre administrations publiques et ces administrés,  du médiateur, soit les personnes physiques que les personnes morales.

La réclamation doit etre adressée à un député ou à un sénateur, qui la transmette au médiateur de la République, si elle est dans ca compétence et merite son intervention.

Si la réclamation est justifiée, le médiateur recommande à l'administration publique mise en cause des solutions qui permettent de régler en équité la situation de l'auteur de la réclamation ou bien il propose à l'autorité compétente toutes mesures qui peuvent  remédier à cette situation. Il est informé de la suite de ses interventions.

Le ministre compétent ou l'autorité responsable doivent donner au médiateurs tous informations qui lui nécessitent (ducuments et dossiers concernants la réclamation) pour comprendre l'objet de l'enquete.

En 2002, le médiateur de la République s'est associé avec d'autres médiateurs de services publics qui disposent, selon les textes, d'une position d'indépendance vis-à-vis de l'institution :

  • Caisse des Dépôts et Consignations
  • EDF (ce groupe est un des leaders de la production, la distribution et la commercialisation d'électricité en Europe)
  • Education nationale
  • Fédération Française des Sociétés d’Assurance
  • France 2
  • France 3
  • GAZ DE France
  • LA POSTE
  • Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
  • RATP (il est un établissement public à caractère industriel et commercial, ou EPIC, et il exploite les transports publics en Île-de-France avec quatre réseaux : bus, métro, RER et tramway).
  • Service Universel Postal
  • SNCF
  • Ville de Paris

 

Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 20:03

Les associations de consommateurs

Constituées des merci à la loi du 1er juillet 1901, elles ont connu un essor remarquable à partir des années 1960, avec "la société de consommation".

Les associations de consommateurs jouent un rôle très important : elles sont au service des consommateurs pour les informer, les conseiller et les assister dans le règlement de leurs litiges; elles sont les partenaires des professionnels et des pouvoirs publics pour lesquels elles constituent un interlocuteur indispensable; elles expriment le point de vue des consommateurs sur les thèmes d’actualité et les grand sujets de consommation (par exemple la qualité et la sécurité des produits, les relations entre les banques et les consommateurs, le développement d’un commerce éthique).

Les associations doivent répondre à des critères relatifs à l’indépendance par rapport à toutes formes d’activités professionnelles, à l’activité (avoir une année d’existence et justifier d’une activité effective et publique en vue de la défense des intérêts des consommateurs) et à la représentativité (avoir un nombre de cotisants individuels au moins égal à 10 000 pour les associations nationales).

Il compte aujourd’hui 18 associations nationales agréées auxquelles se rattachent plus de 800 associations locales.

Pour sa part, le secrétariat d'État chargé de la consommation apporte un soutien continu aux organisations de consommateurs pour leur fournir un appui technique et leur permettre de jouer leur rôle à la fois de contre-pouvoir et de partenaire.

Les 18 associations nationales agréées de consommateurs sont d’origine diverse.

Il s’agit d’associations :

  • consuméristes (Clcv, Ufc-Que-Choisir, Alldc) ;
  • familiales (Cnafal, Cnafc, Csf, Familles de France, Familles Rurales, Ufcs et Unaf) ;
  • d’origine syndicale (Adeic, Afoc, Asseco-Cfdt, Indecosa-Cgt et Orgeco) ;
  • spécialisées dans le logement (Cgl, Cnl) ou les transports (Fnaut).

Les associations:

  • sont présentes sur le terrain sous la forme de permanences où elles informent et conseillent les consommateurs individuels, soit par téléphone, soit en assurant leur accueil;
  • informent également les consommateurs par leurs journaux et leurs émissions de télévision (émissions "Consomag" et émissions régionales "Décodages").;
  • prennent en compte à travers leurs articles ou leurs émissions de télévision les problèmes existant en matière de consommation et assurent l’expression de la sensibilité des consommateurs en ces domaines;
  • aident à l’affirmation d’un consommateur autonome et responsable de ses choix;
  • sont particulièrement présentes sur des thèmes qui touchent directement les consommateurs, tels que, par exemple, la monnaie unique ou le traitement des situations de surendettement;
  • informent au quotidien les consommateurs sur leurs droits et les aident à régler leurs litiges avec les professionnels, en les assistant dans leurs démarches amiables ou en justice;
  • sont compétentes pour toutes les questions concernant les relations contractuelles entre les consommateurs et les professionnels. Cette aide est particulièrement utile. En effet, un nombre élevé de litiges de consommation ont besoin des solutions rapides et peu coûteuses. Pour ces raisons, on peut souhaiter un accord à l’amiable entre le consommateur et le professionnel, plutôt que dans un cadre juridictionnel. Dans cette hypothèse, l’intervention en soutien d’une association se révèle souvent décisive;
  • interviennent dans le règlement amiable de ces litiges par le biais la Boîte postale 5000 dans les départements où elle fonctionne;
  • peuvent transmettre à tiers les réclamations des consommateurs dans la perspective d’obtenir le règlement du conflit;
  • ont compétence pour aider les consommateurs à intervenir auprès des tribunaux (sous la forme d’informations et de conseils donnés par l’association au consommateur individuel ou d’une assistance directe fournie au consommateur pour l’aider à constituer et à présenter sa cause, dans les formes, auprès de l’autorité judiciaire), mais il peut s’agir enfin d’une intervention en représentation conjointe selon la procédure prévue par le code de la consommation;
  • peuvent également agir en justice pour demander la réparation du préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs, ou bien elles peuvent intervenir à titre préventif en demandant la cessation d’agissements illicites, la suppression de clauses illicites ou abusives;

De ces points de vue, elles jouent un rôle important dans la régulation de l’économie en concourant à la disparition des pratiques déloyales et, ce faisant, au fonctionnement satisfaisant du marché.

 

Les associations nationales de consommateurs agréées sont membres du Conseil national de la consommation (CNC) et participent aux travaux de ce dernier.

 

Le CNC est composé de représentants des associations de consommateurs et de représentants des professionnels

Il établit des avis sur des sujets importants dans le domaine de la consommation, pour l’élaboration de mesures législatives ou réglementaires  qui constituent des avancées en matière d’information et de protection du consommateur.

Les travaux du CNC prennent en compte les questions d’actualité en matière de consommation (par exemple, l’euro, les OGM, la téléphonie mobile).

Les organisations nationales sont également représentées dans une centaine d’instances nationales et européennes.

Exemples de sujets français: le Comité national de l’euro, le Conseil national de l’alimentation, le Comité des usagers des banques, l’Association française de normalisation, la Commission de sécurité des consommateurs, la Commission des clauses abusives, la Commission consultative de l’assurance.

Exemple de sujets européens: le Comité consultatif des consommateurs auprès de la Commission européenne.

Au niveau local, elles sont membres des Comités départementaux de la consommation (CDC).

Composés de représentants locaux d’associations de consommateurs et d’organismes professionnels, ils débattent des questions de consommation au plus près du terrain.

Auprès de chaque CDC, ils sont installés les Observatoires de l’euro, pour préparer l’apparition de la monnaie unique en recensant notamment les difficultés rencontrés par les publics et diffusant les réponses acquises sur différentes questions.

Les associations locales sont en outre membres d’une vingtaine d'instances départementales diverses.

L’agrément : la reconnaissance des associations

L’agrément permet aux associations d’intervenir en justice pour défendre les intérêts collectifs des consommateurs et d’assurer la représentation des consommateurs dans les instances pour lesquelles la qualité d’association agréée est exigée, à commencer par le Conseil national de la consommation (CNC).

La procédure d’agrément (qui ne s’applique pas à les associations qui bénéficent d'un agrément de droit, par exemple l’Union nationale des associations familiales et Unaf) est l’acte officiel qui reconnaît à l’association sa capacité pour agir en justice pour la défense des intérêts collectifs des consommateurs.

L’agrément peut être attribué aux associations locales, départementales, régionales ou nationales.

Les associations locales, départementales ou régionales de consommateurs sont agréées par acte du préfet du département dans lequel l’association a son siège social, après avis du procureur général près la cour d’appel dont l’association a siège.

Les associations nationales de consommateurs sont agréées par arrêté conjoint du ministre chargé de la Consommation et du Garde des Sceaux, après également avis de la cour d’appel dont l’association est site.

Par barbara guglielmino - Publié dans : introduction
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La consommation

On parle de "la société de consommation" à partir des années 1960. Le développement des échanges et de l’offre commerciale sont de nature à accroître le choix des consommateurs. Pour autant, des crises sanitaires à répétition ont pu faire douter les consommateurs de la sécurité et de la qualité des produits commercialisés. Par ailleurs, ce marché plus ouvert peut apparaître plus complexe pour le consommateur, qui risque, alors, d’avoir des difficultés à adopter un comportement éclairé. Le domaine de la consommation est en expansion permanente, pour répondre à des attentes nouvelles exprimées dans la société. Aux questions strictement centrées sur la consommation (protection physique et économique des consommateurs) se sont ajoutés des thèmes nouveaux touchant l’environnement, le social (problème de l’exclusion et du surendettement, questions du commerce éthique ou équitable…), la santé ou encore les nouveaux modes de consommation liés aux évolutions technologiques (autoroutes de l’information). Par ailleurs, une demande sociale sans cesse accrue d’information, de conseil, voire d’assistance dans le domaine juridique s’est fait jour. Cette évolution a imposé aux consommateurs un accroissement de leur capacité d’expertise et de réponse.

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